Comment interpréter un tracé d’ECG ?

Lire un ECG ?

L’interprétation de l’électrocardiogramme est une question qui revient souvent comme une « problématique » que rencontre beaucoup de médecins généralistes que ce soit en activité hospitalière ou en médecine libérale & cabinet privé.

Mais pourquoi le médecin à peur d’interpréter un ECG ?

Je pense que l’interprétation de l’électrocardiogramme a été « mystifiée » ..
… On assiste à une véritable mystification de la lecture de l’ECG.

Pourtant, l’interprétation de l’ECG doit rester simple !

Est-il vraiment nécessaire devant un syndrome coronarien ST+ sur un tracé d’ECG, de localiser avec exactitude l’artère coronaire thrombosée ?

La peur du médecin de l’ECG est une conséquence de plusieurs facteurs :

1. Le manque de véritable formation

Les formations qui existent sur l’électrocardiogramme, que ce soit lors des ateliers pratiques ou disponible en ligne, sont souvent une formation théorique, brute, sans véritable objective pédagogique.

Et le plus souvent, la formation est « courte », sous forme soit d’un atelier d’un ou deux jours, soit – quand on est étudiant – d’un ou de plusieurs TD dans le cadre du module de cardiologie.

Et souvent, on oublie cette formation après quelques années…

2. La peur de passé devant un diagnostic grave

La deuxième cause la plus fréquente de la peur de ne pas pouvoir diagnostiquer un problème grave notamment quand l’ECG est douteux ou inhabituelle.

Il s’agit surtout des troubles de la repolarisation : un sus ou sous décalage du segment ST ou l’inversion de l’onde T. Dans ce cas, on a peur qu’il s’agit d’un syndrome coronarien.

De même, faire la différence entre un ECG normal et un ECG pathologique est souvent problématique chez beaucoup de médecins : comment faire la différence entre une tachycardie sinusale physiologique et une tachycardie supra ventriculaire par exemple ?

3. L’absence de pratique clinique

Quand on est en médecin dans un cabinet de médecine générale la principale activité est celle de la consultation : suivie de maladie chronique, traitement d’affections saisonnières, etc.

On n’est pas souvent confronté aux cas d’urgences cardiologiques ou métaboliques.

Ce manque de pratique peut faire oublier les connaissances de l’électrocardiogramme en situation d’urgence.

Quelles sont les conséquences si je n’apprends pas l’interprétation de l’ECG ?

Ok, imaginons que j’ai des connaissances sur l’électrocardiogramme qui remontent à la période des études de médecine, ou qui remontent à un atelier ECG d’un ou de deux jours.

J’ai des connaissances qui me permettent de savoir si le rythme est sinusal, de calculer l’axe du cœur, de détecter un QRS large, …

… Bref, reconnaître un tracé ECG normal.

Par ailleurs, je ne peux pas faire le diagnostic avec précisions des grandes urgences cardiaques et/ou métaboliques.

Que peut-il alors se passer ?

La plupart des médecins dans cette situation optent pour la solution suivante :

à chaque fois que je détecte un ECG « douteux » je demande un avis de cardiologie.

L’avis d’un cardiologue me permet d’une part d’éliminer tout risque de cardiopathies grave, et d’autre part, j’apprends au fur et à mesure l’interprétation de l’électrocardiogramme.

C’est une méthode de travail qui peut fonctionner.

… Mais !

Le risque encouru avec cette méthode de travail, c’est qu’un jour, vous aurez une urgence extrême qui ne peut pas attendre le temps d’un avis de cardiologie.

VOUS DEVEZ FAIRE LE DIAGNOSTIC SUR PLACE !

Imaginez la situation suivante :

Vous avez un patient qui arrive avec une syncope, cette dernière n’est pas constante, mais ces deux derniers jours, elle est de plus en plus fréquente.

Vous faites un ECG, vous détectez une bradycardie, mais rien de plus.

Vous faites une glycémie, elle est normale.

Vous pensez alors à un problème neurologique, peut-être un accident ischémique transitoire ? un AIT …

Vous envoyez le patient pour faire une TDM cérébrale et…

… Le patient fait un arrêt cardiaque en cours de chemin !

C’était un Bloc auriculoventriculaire (BAV) de troisième degré syncopal.

Si vous aviez pu faire le diagnostic de ce BAV, vous aurez fait augmenter la fréquence cardiaque avant d’envoyer le patient pour une monté de sonde et sauvez le malade.

Ainsi, la méthode « je détecte l’ECG normal et j’envoie tous ECG douteux pour avis de cardiologie » est une méthode à risque pour votre patient.

… Pire : c’est DANGEREUX DE NE PAS POUVOIR INTERPRÉTER L’ECG.

De plus, penser au coût en perte de temps et d’argent engendré par cette méthode de travail.

Quelles sont les bénéfices si japprends pas l’interprétation de l’ECG ?

Maintenant voyant la deuxième situation : Un médecin qui maîtrise l’interprétation de l’ECG.

Un médecin qui maitrise la lecture de l’ECG est généralement un médecin qui à beaucoup pratiqué, et qui s’est amélioré au fur et à mesure des années jusqu’à pouvoir maîtriser l’interprétation de l’électrocardiogramme.

Cette maitrise peut être le fruit de plusieurs facteurs :

La résultante de cette maîtrise c’est que l’interprétation de l’ECG devient un « automatisme », comme celui qui conduit une voiture.

Le parallèle entre la conduite automobile et l’interprétation de l’ECG

J’utilise souvent la parallèle entre la conduite automobile et l’interprétation de d’ECG dans mes formations.

Vous pouvez vous abonner à ma formation par E-Mail « Démolir le mythe de l’ECG difficile » pour en savoir plus.

Mais pour résumer, on peut schématiser deux situations :

1. La conduite sur une route libre sans circulation = « un ECG parfaitement normal » .

2. Ralentissement de la circulation brutale = « Un ECG douteux » .

Dans le premier cas :

Aucun souci, vous allez conduire tranquillement, vous êtes relaxé et pas de problème à l’horizon.

C’est exactement la même chose pour un ECG normale : vous avez tellement vu d’ECG normaux que vous allez conclure en quelques secondes : « ECG sans particularité ».

Dans le deuxième cas :

Vous n’allez bien entendu pas continuer à circuler avec la même vitesse !

Au contraire, vous aller commencer par regarder dans le rétroviseur si vous n’êtes pas suivi par une voiture trop proche.

Si c’est le cas, vous allez déclencher les feux de détresse pour alerter le conducteur et commencer à diminuer de vitesse jusqu’à vous approcher de la zone de ralentissement pour en savoir plus …

La aussi c’est la même chose pour un ECG douteux, vous n’allez pas poser le diagnostic d’un coup mais vous aller vous dire :

« Ok, ce tracé n’est pas normal, je vais d’abord m’arrêter et commencer par interpréter lentement … »

Rappelez-vous nous parlons d’un médecin qui maîtrise l’ECG, il à développer des réflexes avec l’ECG au même titre qu’un conducteur de voiture expérimenté.

Ainsi, ce médecin sait quand « accélérer » l’interprétation de l’ECG et quant au contraire « ralentir » la lecture.

Ce médecin va mieux prendre en charge son patient :

En conclusion :

C’est un médecin est PLUS EFFICACE, PLUS RENTABLE … un MEILLEUR médecin.

Voici ma propre histoire avec l’ECG …

Abdelouaheb FARHI

Médecin anesthésiste réanimateur

Je m’appel Abdelouaheb FARHI, je suis médecin anesthésiste réanimateur, créateur de ce site ecgformation.com de de nombreux autres produits digitaux. Et j’ai été dans votre situation ! ça m’a pris des années et des années de pratique pour pouvoir interpréter l’ECG et faire la distinction entre un ECG parfaitement normal d’un ECG pathologique, et plus important : faire la part d’un ECG pathologique non-urgent d’un ECG urgent dont il faut le prendre en charge le plus rapidement possible.

Lire des dizaines et des dizaines de livres sur l’ECG est certes bénéfique, mais malheureusement inefficace en pratique clinique notamment dans le cadre de l’urgence : il faut des années et des années d’exercice pour acquérir l’expérience nécessaire pour pouvoir interpréter l’ECG.

Je me souviens encore de ces longues nuits de garde en réanimation à surveiller un malade atteint d’un infarctus de myocarde et en état de choc, d’un malade cardiaque en post-op, d’un appel en urgence pour douleur thoracique : l’ECG m’a sauvé la vie plus d’une fois. (Celle de mes patients plus exactement )

C’est pour cette raison que je me suis mis à votre place et je me suis dit : pourquoi attendre 1, 5 ou 10 ans pour pouvoir interpréter un tracé d’ECG ? Pourquoi ne pas réaliser une formation PRATIQUE en utilisant ma propre expérience et mes propres notes jumelées aux MOYENS MODERNES que nous offre la révolution numérique ?

Savez-vous ce qu’un mentor ? Un mentor est une personne avec qui vous êtes ami et qui peut vous conseiller sur un sujet particulier et répondre à vos questions. Pourquoi ? Parce qu’il a déjà fait ce que vous vous apprêtez à faire.

La réalisation de cette formation m’a pris beaucoup de temps, non pas dans la rechercher de d’informations (j’ai des dizaines de livres d’ECG dans ma bibliothèque …) mais à mettre en place un système d’apprentissage efficace, progressif et SURTOUT l’utilisation des moyens moderne qui nous offre la technologie pour lutter contre l’oubli grâce aux applications mobile de répétition espacée.

Je peut être ce mentor pour votre formation à l’ECG.

Accéder à la formation :

Démolir de mythe de l’ECG difficile